Ferkessédougou : agriculteurs et éleveurs unis pour la paix et la cohésion sociale
Ce samedi 1er novembre 2025, à Ferkessédougou, le Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits Humains (CEFCI) a organisé une formation sur le renforcement des capacités des agriculteurs et des éleveurs. Financée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) Côte d’Ivoire, cette initiative vise à consolider la cohésion sociale entre les communautés agro-pastorales, tout en intégrant la dimension genre.
L’hôtel kafonon de Ferkessédougou a accueilli, ce samedi, agriculteurs, éleveurs, autorités administratives et partenaires techniques venus participer à une session dédiée au renforcement de la coexistence pacifique entre communautés. Cette activité s’inscrit dans le cadre d’un projet du CEFCI, appuyé par le PNUD Côte d’Ivoire, pour promouvoir le dialogue, la concertation et la paix durable dans les zones agro-pastorales.
Dès l’ouverture de la cérémonie, Dotana Koné Daouda, représentant le maire de la commune de Ferkessédougou, rappelle l’importance du vivre-ensemble dans une région où se croisent diverses communautés : « Ferké est une zone agro-pastorale par excellence et c’est un carrefour où foisonnent plusieurs communautés. Il va sans dire que cette collaboration, cette cohabitation, ne peut aller sans quelques frictions, sans quelques heurts », souligne-t-il.
Prenant la parole à son tour, Madame Coulibaly, représentante du Ministère des Ressources Animales et Halieutiques (MIRA), met l’accent sur les défis liés à la gestion des ressources naturelles « Nos communautés ont toujours su vivre ensemble, cependant la pression sur les ressources naturelles et les mouvements de transhumance mal encadrés provoquent parfois des incompréhensions. En tant que direction régionale chargée de l’élevage, nous sommes engagés à travailler main dans la main avec les autorités locales, les comités de transhumance et les organisations communautaires pour que chaque acteur trouve sa place dans un climat de respect et de paix. »
De son côté, Yao Nadège, experte en genre et chargée du projet au sein du CEFCI, retrace l’historique de l’organisation et précise les objectifs de cette initiative : « Au nom du Centre Féminin pour la Démocratie et les Droits de la Femme, je souhaite la bienvenue à cette session de formation sur la prévention et la gestion pacifique des conflits communautaires. Ce projet vise à favoriser la coexistence pacifique entre les communautés agricoles et pastorales à travers le dialogue, la concertation et le renforcement des capacités des acteurs locaux.Notre objectif est simple : donner à chacun des participants les connaissances et les aptitudes nécessaires pour devenir un acteur de paix dans sa communauté. »
Ensuite, M. Koudougnon Hervé, représentant le directeur régional de l’Agriculture du Tchologo, salue à son tour l’initiative du CEFCI : « Je voudrais d’abord remercier l’initiative du CEFCI qui vient ici renforcer les efforts du gouvernement pour la prévention des conflits entre agriculteurs et éleveurs. En effet, comme vous le savez, ici à Ferkessédougou, c’est un carrefour reconnu comme le grenier du maraîchage. De par sa proximité avec la frontière, l’élevage y est très répandu. Quand deux ou plusieurs facteurs se retrouvent sur un même site, il peut y avoir des conflits. C’est comme la langue et les dents : elles se retrouvent dans la bouche, et très souvent elles se marchent dessus, mais ce n’est pas pour autant que les conflits doivent persister. Cette initiative de formation est donc une belle occasion pour apprendre à mieux comprendre les causes de ces conflits et surtout à les prévenir par le dialogue et la concertation dans le cadre de la cohésion sociale.
»Enfin, le secrétaire général 1 de la préfecture de Ferkessédougou, Tapé Laba, représentant le préfet de région Jean Pierre Sorry, clôture les allocutions en ces termes : « Au nom du préfet, je voudrais saluer et remercier toutes les personnes présentes à cette formation. Je remercie le CEFCI d’avoir choisi ce thème. C’est un bon thème, car en ce moment il est important d’avoir des initiatives qui rassemblent deux groupes comme la langue et la dent. »
Ainsi, la cérémonie d’ouverture se déroule dans une atmosphère conviviale, marquée par des engagements partagés pour la paix et la solidarité communautaire.À travers cette formation, le CEFCI et ses partenaires entendent renforcer les capacités des acteurs locaux pour prévenir les tensions entre agriculteurs et éleveurs.
En favorisant le dialogue et la compréhension mutuelle, Ferkessédougou s’impose peu à peu comme un modèle de cohésion sociale et de gestion pacifique des ressources partagées, au service du développement durable et du vivre-ensemble.
Tresor beda



































































































































