Tchologo : 50 chefs traditionnels et guides religieux formés à la lutte contre les discours de haine
Ferkessédougou, Plusieurs chefs traditionnels et guides religieux issus des trois départements à savoir : Ferkéssedougou, Ouangolodougou et Kong de la région du Tchologo ont pris part, les 10 et 11 août 2026, à une formation consacrée à la lutte contre les discours de haine et à la contre-narration. L’initiative, organisée à la Maison des chefs de Ferkessédougou par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), avec le financement de la Norvège et du Danemark, s’inscrit dans le cadre du projet « Prévenir et répondre à l’extrémisme violent dans le corridor atlantique ».
Pour Soumahoro Lanciné, coordonnateur du PNUD, les chefs traditionnels et les guides religieux occupent une place stratégique dans les communautés en raison de leur légitimité et de leur influence auprès des populations, notamment des jeunes.
« Connaissant l’importance capitale et le rôle éminemment important que jouent les chefs traditionnels et les guides religieux dans les sociétés, et tenant compte du fait que ce sont des autorités qui disposent d’une légitimité communautaire absolue, nous avons voulu nous baser sur ces autorités pour renforcer nos actions de lutte contre les discours de haine dans les communautés, principalement en ciblant les jeunes », a-t-il expliqué.
Il a précisé que cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Prévenir et lutter contre l’extrémisme violent dans le corridor atlantique », mis en œuvre par le PNUD dans plusieurs pays, dont la Côte d’Ivoire.
À cette occasion, le coordonnateur du PNUD a salué la présence et l’engagement des participants, tout en remerciant les autorités préfectorales du Tchologo pour leur accompagnement des initiatives visant à renforcer la cohésion sociale et le bien-être des communautés.
Il a également relevé l’importance du rôle de l’institution du Médiateur de la République dans la prévention et la médiation, à travers différentes initiatives contribuant à la stabilité sociale.
Des chefs de village appelés à jouer pleinement leur rôle
Emile koffi, secrétaire général 2 de préfecture Représentant le préfet de région, préfet du département de Ferkessédougou, Jean-Pierre Sorry, a rappelé le rôle essentiel des chefs de village dans l’organisation administrative et sociale du pays.
« Nous attendons beaucoup de vous. Vous êtes un maillon essentiel de l’administration déconcentrée, parce que le village est le dernier maillon, si l’on s’en tient à la loi sur l’organisation du territoire. Votre rôle est vraiment important. Le titre de chef de village est de plus en plus affirmé par la plus haute autorité de l’État de Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Il a ainsi invité les participants à prendre toute la mesure de leur responsabilité dans la prévention des conflits, la préservation de la cohésion sociale et la sensibilisation des populations.
Cette formation vise principalement à renforcer les capacités des chefs traditionnels et des guides religieux de la Bagoué, du Tchologo et du Bounkani afin qu’ils deviennent des acteurs de premier plan dans la prévention et la réponse à l’extrémisme violent.
Les participants sont notamment appelés à contribuer à la diffusion de contenus positifs et de récits alternatifs susceptibles de contrer la propagation des discours de haine et des idéologies extrémistes, particulièrement auprès des jeunes.
À travers cette initiative, le PNUD entend donc s’appuyer davantage sur les autorités traditionnelles et religieuses pour renforcer les mécanismes communautaires de prévention, promouvoir le vivre-ensemble et contribuer à la consolidation de la paix dans les zones concernées.
La formation de Ferkessédougou apparaît ainsi comme une étape supplémentaire dans les efforts engagés pour faire des communautés elles-mêmes des acteurs de prévention face aux risques liés à l’extrémisme violent.
Trésor Béda
















































































































































